Parcours d’anciens étudiants

Mauve Létang, doctorante en géographie

Entretien avec des agriculteurs lors d’un séjour de terrain dans le village de Siddhing au Népal, mars 2017. Crédit photo : Mathilde Bouquet

« Après une formation initiale en géomorphologie (M2, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), j’ai intégré le master NOURAD (M2, université Paris Ouest Nanterre La Défense) qui m’a mené dans l’Himalaya où mes recherches ont évolué vers des questions relevant de l’écologie politique. En 2015, j’ai commencé une thèse financée par une allocation doctorale de l’université Paris-Sorbonne, co-dirigée par Olivier Sevin (Pr., Université Paris-Sorbonne) et par Frédéric Landy (Pr., Institut Français de Pondicherry). Je suis accueillie au laboratoire Espaces, Nature et Culture (ENeC), suis membre associée au Centre d’Études Himalayennes (CEH) et je travaille avec l’équipe de recherche du programme ANR AQAPA (« À qui appartient le paysage en Asie »).

Mon travail porte sur le gouvernement des communs environnementaux — les terres gérées collectivement — dans deux villages de l’Himalaya : Sarmoli en Inde et   Siddhing au Népal. Les communs jouent un rôle central dans la vie quotidienne, profane comme sacrée, des villages et de leurs habitant-e-s. Ils sont utilisés pour les cultures vivrières, pour le prélèvement de bois servant la construction des maisons, pour le chauffage des foyers, pour la cuisine, pour nourrir le bétail. Ils sont aussi le lieu de collecte de plantes médicinales très recherchées et certains endroits sont sacrés, demeures des dieux régies par des règles spécifiques.

En mêlant théorie politique et géographie, j’analyse les relations de pouvoir et les hiérarchies induites par les changements de configurations d’actrices et d’acteurs pour le gouvernement des communs. Je caractérise les tensions qui se créent entre différents groupes sociaux qui ne partagent pas les mêmes valeurs, représentations et usages de ces communs et je clarifie les impacts socio-politiques et territoriaux de ces reconfigurations. »

Vidéo de présentation de son travailhttp://www.paris-sorbonne.fr/Mauve-Letang-Gestion-de-l


Arthur Bouyer, chargé de diagnostic territorial

« Diplômé du Master NOURAD, j’ai mené une mission de service civique de 8 mois dans la région Centre (France), pendant laquelle j’ai réalisé un diagnostic territorial sur la question des circuits-courts en lien avec les thématiques de l’agriculture durable et des systèmes alimentaires territorialisés. Cette mission a été réalisée au sein d’un centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE).

L’objectif était d’estimer les potentiels de développement des circuits-courts sur un territoire rural, ici le pays Berry St-Amandois. Au cours de cette mission, j’ai pu participer à des projets de partenariats locaux pour l’alimentation de proximité, travailler en collaboration avec des structures associatives ou institutionnelles du milieu agricole, et gérer l’interface avec le public dans le cadre d’animations ponctuelles (ateliers, forums, réunions…). J’ai assuré également la coordination entre les deux associations porteuses du diagnostic, et entamé les discussions avec les élus locaux sur ces questions de circuits-courts. Car ce diagnostic s’inscrivait dans ce cas comme un préalable aux projets futurs pour les associations et institutions locales, comme un outil d’aide à la décision.

Je souhaite désormais poursuivre mon travail dans les domaines du développement local, de l’animation territoriale, avec cette approche centrée plus spécifiquement sur les circuits-courts et les systèmes alimentaires, notamment concernant les questions relatives au secteur maraîcher. »

Nouvelles ruralités, agricultures et développement local